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_15311 456 07.11 ++ Fête à l'Agneau

Fête de l'Automne voilà un nom de fête qui me plaît !
À l'aller un soleil radieux illumine les alentours des feux de l'été indien, une nature qui flamboie avant son morne sommeil. À la carte champignons, coings, églantine et marrons sont présents.
 Fête à l'Agneau, l'habit fait le moine
Non pas que je souhaite ignorer faisan, chevreuil et cerf, car cette nourriture à volé, couru, vécu.
Les fleischnaka, je me suis super régalé à finir le fumet alors que le service s'ingéniait à me retirer l'assiette, non, mais ! Service aimable, compréhensible, discret et efficace. Bravo J******.
 Fête à l'Agneau, médaillon de cerf rôti, coing confit au poivre long et jus réduit 
à la betterave rouge
 Herrenreben de Schoenheitz accompagne aiguillettes, fleischnaka et médaillon
La dégustation, malgré des faims assouvis, ne peut pas s'imaginer sans le fameux "munster flambé" accompagné de son verre de pinot gris VT. Mon ami est étonné de l'intensié de la flamme, ici, l'on ajoute pas du frelaté au marc de gewurz.
 Notre chauffeur, se contente d'humer ce pipi d'ange 
 Instant gravensteiner, il y en a un, mains jointes, bien content 
>>08284 415 10.10 ++ Pt'it Petit-Ballon et découverte de l'Agneau d'Or 
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292 Unterlinden, jardin clôs de l'âme rhénane

UNTERLINDEN, JARDIN CLOS
DE L’AME RHENANE
Colmar et la mystique rhénane au XIVe s.
Au XIVe siècle, Colmar est un des principaux foyers de la mystique rhénane, essentiellement grâce à la rencontre de Maître Eckhart (1260-1328) et de Jean Tauler (1300-1361) avec les moniales dominicaines d’Unterlinden. Aujourd’hui conservés à la Bibliothèque municipale de Colmar, les manuscrits enluminés d’Unterlinden révèlent la simplicité et la beauté de cette rencontre spirituelle.

La Bibliothèque de la Ville de Colmar conserve aujourd’hui une soixantaine de manuscrits provenant du couvent d’Unterlinden, communauté qui joua un rôle important dans l’histoire de notre cité.
Rares sont les manuscrits alsaciens produits avant 1400 qui ont subsisté jusqu’à nous, et Unterlinden ne fait pas exception. Deux graduels, deux psautiers et les deux obituaires présentés – ces derniers sont des documents de première importance pour l’histoire de la communauté – sont ici les témoins des époques les plus anciennes.

Le XVe siècle, sous l’impulsion de la réforme dominicaine, voit par contre un accroissement considérable du nombre de manuscrits, mouvement que l’on retrouve dans tous les couvents dominicains de l’espace germanique. Elle suscite une large diffusion de la littérature religieuse, une intense activité d’écriture et la constitution de larges bibliothèques, enrichies par des échanges entre couvents. En conséquence, davantage de manuscrits sont arrivés jusqu’à nous.

D’une manière générale, à côté de la production de livres liturgiques en latin, pour la célébration de l’office, on relève alors un grand nombre de manuscrits en allemand, recueils de textes hagiographiques, de prières, de traités et poèmes mystiques. Ces textes faisaient l’objet soit de lectures en commun (au réfectoire et au chapitre), soit d’une lecture individuelle : les sœurs pouvaient les emprunter dans leurs cellules, à la différence des manuscrits liturgiques qui restaient dans le chœur ou la sacristie de l’église conventuelle. Les images qu’elles y ont parfois insérées - comme celles illustrant le thème mystique du jardin clos – étaient pour elles des supports de méditation, favorisant la démarche mystique de l’imitatio Christi ou de l’imitatio Mariae. Le travail de copie était encouragé par la réforme, dans le but de favoriser la dévotion et la ferveur de la communauté. La plupart des pièces présentées sont représentatives de ce mouvement.

La gestion était assurée par une Buchmeistrin (sœur bibliothécaire). Tous ces livres n’étaient pas produits forcément au couvent. On peut certes admettre l’existence d’un scriptorium (atelier de copie) dans les murs d’Unterlinden : la plupart des sœurs, d’origine noble et patricienne, étaient instruites et aptes à calligraphier les textes, en allemand ou en latin ; il y avait peut-être une Malerin (religieuse spécialisée dans la décoration et les dessins à usage dévotionnel, comme la merveilleuse Annonciation du Ms 717.II). Mais, outre sa production propre, la communauté a certainement emprunté à d’autres sources : dons, échanges, commandes passées auprès d’ateliers extérieurs.

Pour ces manuscrits du XVe siècle produits à Unterlinden même, se distinguent principalement les Ms 508 Vitae primarum sanctarum sororum de subtilia in Columbaria (« Vies des premières saintes sœurs d’Unterlinden à Colmar » et Ms 495 Liber miraculorum (« Livre des miracles »). Le premier rapporte les nombreux exemples de la vie spirituelle intense de la communauté aux XIIIème et XIVème siècles. Le second retrace les légendes attachées à une icône de la Vierge, laquelle assura un puissant rayonnement au couvent au XIVème siècle. Le Ms 1027, exposé pour la première fois, démontre de son côté l’importance du culte de la Passion du Christ.
                   
Chronologie du couvent d’Unterlinden

Vers 1230 : Fondation de la communauté par deux jeunes veuves, Agnès de Mittelnheim et Agnès d’Hergheim, dans un faubourg de Colmar dit Subtilia (en allemand Unter(den)linden)

1232 : La veille de la Saint-Jean Baptiste (24 juin), patron de la communauté, elles s’installent avec six autres femmes au lieu-dit Ufmülin et, la même année, prennent l’habit dominicain. Dès ses débuts, la vie liturgique et spirituelle des sœurs est marquée par une ferveur intense, dont le manuscrit des Vitae sororum sera le témoignage au siècle suivant.

1245 : Une bulle du pape Innocent IV incorpore les religieuses à la province dominicaine d’Allemagne (Teutonia), à qui il confie leur direction spirituelle (successivement assurée par les couvents d’hommes de Bâle, puis de Fribourg-en-Brisgau, enfin de Colmar à partir de 1278).

1252 : La communauté revient s’installer à Unterlinden, où elle mène plusieurs travaux à partir de cette date : construction du dortoir, du chœur, du cloître. Parallèlement, le couvent enregistre ses premières donations de la part de pieux laïcs.
1269 : Le prestigieux maître dominicain Albert le Grand, ancien titulaire d’une chaire de théologie à l’Université de Paris et l’un des plus grands savants de son temps, consacre l’église du couvent, qui servira de modèle pour de nombreux monastères de la vallée du Rhin.

1278 : C’est l’année de la dédicace du cimetière, de l’autel Sainte-Marguerite et de la construction du mur d’enceinte. Dès cette période, le couvent est cité dans d’autres documents pour sa richesse et son rôle important dans la cité (secours apportés aux pauvres). Il regroupe alors une quarantaine de moniales. En 1278 également, les Dominicains s’installent à Colmar (Eglise des Dominicains et cloître, actuelle Bibliothèque Municipale).

1322 : Maître Eckhart (vers 1260 – 1328), résidant alors à Strasbourg comme vicaire général des Dominicains, en charge de la direction spirituelle des moniales dominicaines, fait une visite à Unterlinden.

Vers 1330 : La prieure du couvent Catherine de Gueberschwihr rédige les Vitae primarum sororum de subtilia in Columbaria.

1334-1339 : Henri Suso, disciple de Maître Eckhart, se consacre à la direction spirituelle des monastères de Dominicaines autour de Constance. Les écrits qu’il compose alors seront recopiés à Unterlinden au XVème siècle.
1347-1361 : Jean Tauler (vers 1300 – 1361) est en charge de la direction spirituelle des couvents de Dominicaines de la vallée du Rhin.

1389 : La réforme des couvents de Dominicains, lancée en 1380 par Raymond de Capoue, maître général de l’Ordre, gagne la province de Teutonia. A Colmar, c’est le prieur du couvent d’hommes, Conrad de Prusse, qui donne l’impulsion.

1419 : La réforme est appliquée au couvent d’Unterlinden, qui en devient un foyer actif pour d’autres monastères rhénans.

1469 : Entrée très jeune au couvent, Elisabeth Kempf (1415 – 1489) en est prieure jusqu’à sa mort. Durant toute sa vie de religieuse, elle est une promotrice très active de la réforme et enrichit considérablement la bibliothèque.

1495 : Le couvent compte soixante-cinq sœurs.

XVIème siècle : Alors que la Réforme protestante gagne Colmar, le couvent reste dans la foi catholique et l’obédience dominicaine.

1792 : Le couvent est fermé et la communauté se disperse suite à la crise religieuse suscitée par la Révolution.
                                    
Les Vitae sororum (BM Colmar Ms 508)
Iste liber est sororum de subtilia : voici ce qu’on lit en tête du premier feuillet. Simple mention de propriété (« Ce livre appartient aux sœurs d’Unterlinden »), mais où l’on pourrait aussi lire, en tordant quelque peu le sens : « Ce livre est l’image des sœurs d’Unterlinden ». Car c’est bien ainsi qu’on peut présenter ce texte, remarquable à plus d’un titre.

La figure de son auteur, Catherine de Gueberschwihr, reste malheureusement bien floue. On ignore tout de sa date de naissance et de sa famille. Entrée très jeune au couvent d’Unterlinden, elle y passa sa vie entière. Elle en fut la prieure dans le deuxième quart du XIVème siècle jusqu’à sa mort, qu’on situe aux alentours de 1340.

Les Vitae primarum sanctarum sororum de subtilia in Columbaria (« Vies des premières saintes sœurs d’Unterlinden à Colmar ») se composent de trente-neuf récits retraçant les vies de moniales qui ont laissé le souvenir d’une vie spirituelle te mystique fervente. Si la plupart de ces scènes apparaissent à un lecteur d’aujourd’hui empreintes d’une sensibilité, voire d’une sentimentalité débordante, d’autres témoignent d’une approche plus affinée du mystère divin.

L’ensemble forme un mémorial hagiographique de la communauté, qui avait pour but de tendre aux sœurs un miroir de perfection. La qualité du manuscrit, écrit sur parchemin et dans une gothique très soignée, est un indice supplémentaire, si besoin était, du prix qu’y attachaient les moniales. Par sa fortune, l’œuvre de Catherine de Gueberschwihr a été la source majeure de l’image du monastère d’Unterlinden comme haut lieu de la mystique rhénane. Nous en présentons ci-dessous deux extraits.
  
De beate sorore Herburgi
Tanto pietatis affectu, compassionis benignitatisque erga sorores habundabat, quod omnis illa sancta congregacio ad presens memoriam habundancie suavitatis illius cum gratulacione eructet. Rigidam insuper nimis et arduam vitam gessit, continuis operibus, bonis durisque laboribus corpus suum conterens et castigans, super lapides duodecim pregrandes multis annis in nocte cubare solita erat in honorem XII apostolorum. (f.38v°-39r°)

Elle faisait preuve de tant d’affection, de compassion et de bienveillance envers les sœurs que toute notre communauté aujourd’hui encore exalte souvent avec reconnaissance le souvenir de sa douceur. Elle mena en outre une vie droite et sans complaisance pour son corps, qu’elle réprimait et châtiait continuellement par les bonnes œuvres et de durs travaux. Elle avait pour habitude de passer la nuit sur douze grosses pierres en l’honneur des douze apôtres.
  
Expleto quadam vice completorio, hec devota Dei famula causa oracionis secretum locum peciit, et ecce repente facta manu Domini super eam, rapta est in spiritu. Remansit igitur ibidem toto corpore prostrata sine sensu atque motu ab illa hora usque ad diei sequentis auroram, cunctis per extasim sensibus corporeis attonitis pariter et consopitis. Interea nimirum aperti sunt ei celi, ac revelata facie meruit inspicere gloriam Domini majestatis. Cumque diucius celi secreta duce gratia rimata fuisset, tandem ad se reversa est et ad portam monasterii inde progrediens, cui ex injuncto sibi officio intendere oportebat. Mox celi regina, angelorum Domina, occulis  illius visibiliter apparuit, gestans in ulnis suis regem glorie parvulum suum Dominum Jhesum Christum…(f.39v°-40r°)
Un soir après complies, cette dévote servante de Dieu se retira dans un lieu écarté pour prier, et soudainement la main du Seigneur fut sur elle, elle fut ravie en esprit. Elle resta prostrée, privée de l’usage de ses sens et de son corps jusqu’au lendemain matin, à l’heure du lever du soleil, tous ses sens ravis en extase. Durant tout ce temps, elle vit les cieux ouverts et son mérite lui valut de pouvoir contempler la gloire et la majesté du Seigneur, qui se révéla à elle. Et tout ce temps, la grâce lui révéla les secrets du ciel. Enfin, revenue à elle, elle se dirigea vers la porte du monastère, qu’elle devait garder. Alors la Reine des cieux, la Souveraine des Anges lui apparut, portant dans ses bras le Roi de gloire, le petit Jésus, le Christ son Seigneur…
Bibliographie sélective
-ANCELET-HUSTACHE, Jeanne. - « Les Vitae sororum » d’Unterlinden. Edition critique du manuscrit 508 de la Bibliothèque de Colmar. In : Archives d’histoire doctrinale et de littérature du Moyen-Age, V, 1930, p. 317-513.
-BARTHOLDI, Charles. - « Unterlinden ». Curiosités d’Alsace, 1ère année,1861-1862, p. 91-111.
-CAMES, Gérard. - Dix siècles d’enluminures en Alsace. Strasbourg, 1989.
-[Colloque. Guebwiller, 1994]. – Dominicains et dominicaines en Alsace, XIIIe-XXe siècle. Colmar 1996.
-[Colloque. Strasbourg, 1961]. - La mystique rhénane. Paris, 1963.
-[Exposition. Colmar, Musée d’Unterlinden, 2000]. - Les Dominicaines d’Unterlinden. Colmar ; Paris, 2000.
-[Exposition. Strasbourg, 1988]. – La mémoire des siècles : 2000 ans d’écrits en Alsace. Strasbourg, 1988.
-GEITH, Karl-Ernst. - Elisabeth Kempfs Übersetzung und Fortsetsung der Vitae sororum der Katharina von Gueberschwihr. In : Annuaire de la Société d’histoire et d’archéologie de Colmar, XXXII, 1984, p. 27-42.
-HAMBURGER, Jeffrey. - The « Liber miraculorum »of Unterlinden : an icon in its convent setting. New-York, 1998.
-HENRY, Victor. - Règle mystique du couvent d’Unterlinden de Colmar. In : Revue d’Alsace,1900, p. 1-23.
-INGOLD, A.M.P. - Le monastère d’Unterlinden au XIIIe siècle. In : Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d’Alsace. IIe série, XVIII, 1897, p. 222-240.
-INGOLD, A.M.P. – le « Liber miraculorum » d’Unterlinden. In : Miscellane a Alsatica, IIIe série, Colmar 1897, p. 99-116.
-MAUR-JANSER, Corinne auf der. - Der « Liber miraculorum » aus dem Dominikanerinnenkloster Unterlinden : Edition und Interpretation. In : Mittellateinisches Jahrbuch. Bd 45 (2010), 2. Heft. Stuttgart, 2010.
-MEYER, Christian. - Catalogue des manuscrits notés du Moyen-Age conservés dans les bibliothèques publiques de France. Collections d’Alsace, de Franche-Comté et de Lorraine. t. I. Colmar, Bibliothèque municipale. Turnhout, 2006.
-PFLEGER, L. – Die Mystik im Kloster Unterlinden. In : Annuaire de Colmar, III, 1937, p. 35-45.
-VANNIER, Anne-Marie. - L’apogée de la mystique de l’Eglise d’Occident : les mystiques rhénans,  Eckart, Tauler, Suso : anthologie. Paris, 2010.
-WALTZ, André. Bibliographie de la Ville de Colmar. Colmar, 1902
-WITTMER, Charles. – L’obituaire des dominicaines d’Unterlinden : édition critique du manuscrit 576 de la Bibliothèque de la Ville de Colmar. Strasbourg ; Zurich,1946.
-WITTMER, Charles. – Unterlinden au XIIIe siècle : essai d’histoire économique. In : Annuaire de Colmar, 1954, p. 35-41.

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_07341 495 07.12 ++ Noël SL-Bau au Kaiserstuehler Hof

De par principe, les fêtes SL-Bau sont d'une grande convivialité. Ce Noël, une discussion passionnée avec Robert, le sommelier du Kaiserstuehler Hof me converti au fameux "spätburgunder barrique" de chez Gretzmeier.

Emprunt ci-dessous aux fins d'ajout de l'article Gretzmeier, Merdingen à mes suggestions.
Le "Weinfest" à Merdingen perturbe quelque peu nos agissements à Merdingen. Nous réussissons, toutefois à acquérir nos "Wein aus dem kleine Holzfass" et "Sekt, handgerüttelt Muskat Ottonel".
La Maison "Gretzmeier, Merdingen" affiche clairement sa passion des vins... français ?
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